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   SaintéLyon Pour Meyssat et Chaverot
04/12/2017

La doyenne et plus grande course nature française, grande classique pré-hivernale, est restée cette année fidèle à sa légende avec la neige tombée l’avant-veille du départ et qui a recouvert les 40 premiers km du parcours.
Les 17 000 concurrents engagés sur 7 formules (dont 7 000 solos sur la formule reine de 72 km) auront donc eu droit à leur part de mythe, comme les pionniers de la première édition en 1952, ou d’autres éditions épiques comme 1990 ou plus récemment 2010. Le long serpent de frontales n’est jamais aussi beau que sur fond blanc, avec la lune en renfort. Une course magique mais rendue plus difficile par des températures négatives, renforcées par un vent du nord soutenu et des portions glissantes. La SaintéLyon 2017 confirme donc son statut d’épreuve très populaire, rendez-vous culte de fin de saison, et continue d’exercer un pouvoir d’attraction particulier pour l’élite comme pour le coureur anonyme.

Chez les femmes : 

Caroline Chaverot clap de fin de saison gagnant sur le 72 km de la SaintéLyon

Caroline Chaverot, a clôturé victorieusement sa saison 2017 en remportant le 72 km de la SaintéLyon, épreuve mythique du calendrier national. Partie samedi 2 décembre à 23 h 30 de Saint-Etienne, elle est arrivée dimanche à Lyon après 6 h 37 mn et 39 s de course sur un parcours vallonné de 1950 m de dénivelé positif et 2250 m de négatif. Une bonne partie du tracé était recouvert de neige et de verglas, accompagnés du vent du nord qui soufflait fort et rendait la sensation de froid assez importante.

Partie un peu dans l'inconnu

Caroline Chaverot, en tête du classement général 2017 de l’indice de performance international ITRA ne souhaitait pas terminer sa saison sur son échec à l'UTMB 2017 et avait besoin d'un objectif pour structurer son entraînement de cet automne. Elle a choisi la SaintéLyon. « J'avais tenté ma chance en 2013 mais je manquais de préparation pour une course de ce profil et avais dû abandonner après environ 50 km, victime du froid et de crampes foudroyantes aux quadriceps. Cette fois-ci, je me suis préparée spécifiquement en courant régulièrement sur des profils roulants et en tâchant d’améliorer ma vitesse de base, mais je demeure plutôt lente sur le plat, comparativement à mes performances en montagne. Côté classement, je suis partie un peu dans l'inconnu même si j'espérais un podium ou une victoire. Compte-tenu des qualités de mes adversaires et du profil de la course ce n’était pas évident. J’étais aussi en plein doute au sujet de ma forme physique car, cette saison, j’ai eu souvent de gros coups de fatigue qui surgissaient soudainement, comme à l’UTMB. »

J’ai abordé la course avec respect

Au premier contrôle de Saint-Christo-en-Jarez, km 15,8 km, Juliette Benedicto est passée seule en tête devant Mathilde Guillaumot et Alexandra Louison. Caroline Chaverot, quatrième, pointait à près de 3 mn de la première. A celui de Sainte-Catherine, km 28,2, Caroline Chaverot et Alexandra Louison étaient deuxièmes à un peu plus de 2 mn de Juliette Benedicto. Au km 41,4, Saint-Genou/Chaussan, Caroline Chaverot avait pris les commandes. Elle précédait Juliette Benedicto d’environ 1 mn 30 et Alexandra Louison de plus de 6 mn. A Soucieu-en-Jarrest, km 52,3, Caroline avait déjà creusé de gros écarts sur ses poursuivantes. Sur la ligne d’arrivée elle devance Jennifer Lemoine et Aline Coquard. « Letracé très rapide et roulant, a beaucoup de relances et de bosses. Je l’ai abordé avec respect et je souhaitais essayer d’évoluer à une vitesse rapide et la conserver. Je suis partie trop vite et la première heure a été vraiment dure. Une fois le premier ravitaillement passé, j’ai trouvé un rythme plus confortable. J’ai bien apprécié les parties neigeuses, mais il fallait parfois composer avec de bonnes plaques de verglas. J’ai vu un paquet de coureurs chuter. Mon choix de prendre les Sense 6 Softground s’est avéré très judicieux, car elles sont dynamiques tout en ayant une incroyable accroche. Ce qui était également difficile, c’était les variations de température ressenties. Selon notre degré d’exposition au vent, le bon alternait avec le glacial. »

Une sieste l’après-midi précédant la course

Difficulté supplémentaire pour les participants : produire un long effort à une plage horaire habituelle de sommeil. «  Les premières fois que j’ai participé à de telles épreuves, cela m’effrayait beaucoup de sauter ainsi une nuit. Mais, avec les ultras que je cours régulièrement, j’ai pu constater que c’est très supportable et que, si on est dans l’effort, on ressent peu ou pas du tout le manque de sommeil. Cependant, il m’est indispensable de faire une sieste l’après-midi précédant la course. Et parfois, je peine à retrouver une bonne qualité de sommeil les jours qui suivent. »

La SaintéLyon possède une âme

Sur la ligne d’arrivée Caroline Chaverot, team Salomon, arborait un beau sourire. « La SaintéLyon possède une âme et une vraie histoire, avec environ 17000 participants répartis sur 7 épreuves, tous prêts à braver le froid, la neige et la nuit. Je trouve cela très impressionnant ! L’ambiance entre coureurs et lors des ravitaillements est magnifique. Je suis très heureuse de ma victoire car je n’y croyais pas vraiment. Je suis rassurée quand à mon état de forme et espère pouvoir me préparer au mieux pour réaliser une belle saison 2018 ! J’ai plein de beaux projets ! »

Chez les hommes

Le plateau élite présent sur le 72 km était exceptionnel cette année avec pas moins d’une grosse dizaine de favoris tant sur la course féminine que masculine. Parmi eux, Emmanuel Meyssat voulait finir en beauté sa meilleure saison depuis sa victoire à la Saintélyon en 2016. Champion de France 2017 de course en montagne et de trail court, le vainqueur sortant, qui réside dans les Monts du Lyonnais, était en confiance, très bien préparé, et sur un terrain qu’il connaît bien, ses chemins d’entraînement.
Aux avant-postes dès le km 16 en compagnie de Jérémy Pignard, international de 100 kms, vainqueur du Sparnatrail 2017, Emmanuel s'est retrouvé seul en tête à partir du 35ème km. A partir du Signal de Saint-André, point culminant de la course, il n’a cessé d’augmenter son avance. Il s’impose en 5h18 et 01s. Derrière lui, Jérémy Pignard s’est livré à une belle lutte avec Tony Moulai, ex-triathlète international, 5ème de la SaintéLyon 2016 auteur d’une belle remontée. Mais il conserve finalement sa deuxième place en 5h 29mn et 46s. C’est Benoît Cori, vainqueur de la SaintéLyon en 2013 et 2015, qui complète le podium en 5h 32mn et 51s, après une spectaculaire remontée sur le finish

 

Tops 5 et 10 du 72 km

Femmes

 

1 Caroline Chaverot, 06:37:39

2 Jennifer Lemoine, 06:56:33

3 Aline Coquard, 06:57:39

4 Sylvaine Cussot, 06:59:16

5 Alexandra Louison, 07:00:19

 

Hommes

 

1 Emmanuel Meyssat, 05:18:01

2 Jérémy Pignard, 05:29:46

3 Benoit Cori, 05:32:51

4 Tony Moulai, 05:38:49

5 Alexandre Mayer, 05:39:00

6 Frédéric Almoguera, 05:41:26

7 Benoit Charles-Mangeon, 05:41:45

8 Thibaut Garrivier, 05:43:29

9 Thibaut Baronian, 05:45:47

10 Nicolas Meunier, 05:52:39

 

Crédit photos : Gilles Reboisson / Extra-Sports.




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