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   Face to Face Sylvaine Cussot
11/03/2013

Un Face to Face, avec celle qui progresse dans notre classement, qui répond au surnom de Sissi, aussi à l'aise dans une paire de trail qu'au travail et dans sa vie ! 

Sylvaine Cussot en face to face !

URW : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Sylvaine CUSSOT, Sissi pour les intimes J. J’ai 30 ans, je viens du Mans, ville dans laquelle je suis née et où j’ai vécu jusqu’à mes 18 ans. J’y ai d’ailleurs commencé à courir puisque j’ai pris ma première licence à l’USM (Union Sarthoise du Mans). J’y reviens de temps en temps puisque mes parents y habitent toujours. Pour ma part, je l’ai quitté après mon bac pour poursuivre mes études sur Angers, puis Toulouse en école de commerce.
Après 10 ans dans la ville rose, 7 ans salariée dans une société de service en ingénierie informatique (CELAD) en tant que responsable RH et 2 ans à faire les allers-retours Toulouse-Uzès pour concilier vie professionnelle et vie personnelle (mon amoureux habitant Uzès), je décide de quitter mon job et Toulouse pour venir m’installer dans le Gard, auprès de mon chéri et de ses deux enfants.
Je vis ici depuis septembre 2012 et j’ai eu la chance de trouver un job qui me permet d’allier travail et passion puisque j’exerce aujourd’hui dans le domaine du sport, au sein de la société i-run. Sur le papier je suis rédactrice en chef du site spécialisé running : u-run.fr, mais mon travail est assez polyvalent et mêle des activités à la fois de journalisme, communication ou même marketing. Bref je m’éclate !

URW : Est-ce ton compagnon (Emmanuel Gault) qui t'a donné le virus des trails ?
Oui, en quelque sorte. J’ai commencé la course à pied toute jeune, avec une première licence dès l’âge de 10 ans (merci maman, merci papa). Mais mon truc c’était plutôt l’athlétisme, donc piste, cross, route, à mon niveau, pour me faire plaisir. En rencontrant Manu, j’ai bifurqué naturellement vers le trail progressivement, tout simplement parce qu’en vivant géographiquement séparés, nous n'imaginions pas nous séparer en plus à chaque fois que nous voulions faire nos compétitions, chacun de notre côté. Donc nous nous accompagnions mutuellement sur nos courses. Moi plus que lui, puisqu’étant dans un team et à haut niveau, il avait plus d’obligations. J’adore faire la supportrice, mais quitte à y être, je préfère chausser les baskets et mouiller le maillot aussi. Donc j’ai fini par prendre des dossards là où il en prenait aussi et à prendre goût à cette discipline.
 
URW : Que t’a apporté Manu au niveau de ta préparation ?
Son expérience, ses connaissances pratiques et théoriques, son savoir-faire et son soutien moral ! ;-). Etant nouvelle dans cette discipline, j’ai beaucoup à apprendre et aussi peut-être de la marge en terme de progression, donc j’essaye de m’appuyer sur son vécu et ses conseils, c’est un peu un modèle pour moi ! ;-) Mais, en même temps, je fonctionne quand même beaucoup à l’envie et à la sensation, donc je me laisse aussi porter un peu par ça.

URW : Tu as fait plusieurs podiums depuis le début d'année. Pensais-tu avoir autant de réussite ou bien es une  surprise ?
Je suis vraiment assidue à l’entraînement, et je travaille sérieusement depuis quelques temps, donc je suis contente de constater que ça sert à quelque chose et que le travail peut payer parfois J. J’ai conscience qu’on n’a rien sans rien et que, pour espérer avancer, il faut se donner les moyens. Aujourd’hui, je me donne les moyens et Manu m’y aide bien aussi, donc je me dis c’est une belle récompense de ce travail collectif !

URW : Tu as fini deuxième sur la première manche du TTN long. Le TTN fait-il partie de tes objectifs cette année ?
Au départ, je comptais rester sur des trails de distances qui me semblaient raisonnables pour moi, de 20 à 35 km. Mais au fil des entraînements je me suis rendue compte que j’encaissais mieux que ce que je pensais les enchaînements de séances et notamment les sorties longues. Je récupérais plutôt vite, donc Manu a donc réussi à me convaincre d’essayer de monter sur du plus long, en me disant qu’il pensait que j’étais plus faite pour ce type de distances. J’avais déjà fait plusieurs marathons mais au-delà jamais et surtout pas en trail. Donc le 50 km de Gruissan c’était une première, pour voir…Et ça s’est bien passé, donc pourquoi ne pas tenter de faire les 4 manches du TTN long pour être classée. Mais non, cela ne faisait pas du tout partie de mes objectifs de départ en fait !

URW : Vas-tu te consacrer uniquement au trail cette année ?
Principalement, oui, mais peut-être pas exclusivement. J’ai d’ailleurs fait les régionaux de cross et si l’occasion se présente, je pourrais prendre des dossards sur quelques courses sur route. Je disais d’ailleurs ce matin à Manu que j’aimerais bien me trouver un semi à faire cette année. Au feeling, même si l’objectif reste de persévérer en trail.

URW : Quelle définition donnerais-tu du trail ?
Ça reste comme toutes autres courses, une compétition où l’on cherche à donner le meilleur de soi même, à se surpasser, se dépouiller : on prend un départ et le but c’est d’atteindre l’arrivée le plus vite possible ! Je ne suis pas du genre à m’arrêter pour regarder le paysage, j’aime courir, même si c’est vrai que le petit plus du trail, c’est que tu traverses des endroits magnifiques. Le trail, c’est courir plus près de la nature et plus éloigné de la civilisation, donc traverser des parcours originaux, qui ne sont pas dénaturés, et qui peuvent même parfois être dangereux. Je me suis souvent fait des grosses frayeurs en trail… Et puis une spécificité évidente, ça grimpe, ça descend, plus ou moins longtemps, plus ou moins technique, mais c’est varié et  j’aime ça.

URW : Quelle est la séance d'entraînement que tu préfères et pourquoi ?
J’aime la variété aussi dans l’entraînement. Varier les parcours, varier les terrains et même varier les moments de la journée où j’y vais ! Je prends du plaisir à chaque type de séance qu’elle soit rapide, courte ou très longue. C’est rare que j’y aille sans envie ou alors je n’y vais pas ;-) Mais celles où je me sens peut être le plus à l’aise, ce sont les séances au seuil, en nature. Pendant lesquelles tu restes rapide mais sans te rentrer trop dedans. J’ai l’impression que je pourrais m’y sentir bien pendant des heures, sans forcer ;-)

URW : Quel est ton planning pour l'année 2013 ?
Je cours le 50 km de l’Eco Trail le WE prochain, ensuite je serais sur une course locale le 31 mars puisque j’ai la chance d’avoir été choisie comme marraine : le Jurassic Trail. Ensuite sûrement le Trail Drôme Lafuma mi-avril et le reste n’est pas encore trop calé, ça va dépendre aussi de l’évolution des choses pour Manu qui est malheureusement blessé en ce moment. La Gap’en Cîmes, le trail de Faverges, peut être la 6000D, les Templiers (mais sur quel format ?), la SaintéLyon si Manu parvient à me convaincre… ;-) Bref, j’ai des choses en tête mais ça va se fixer au fur et à mesure de l’avancement dans la saison et en fonction des aléas de la vie

URW : Quel sportif admires-tu et pourquoi ?
L’admiration et la fan attitude, ce n’est pas mon truc. Je vois des qualités et/ou des défauts en chacun des sportifs que je peux connaître, croiser ou rencontrer, qu’ils soient coureurs professionnels, de haut niveau ou même du peloton. Mais j’ai beaucoup de respect pour tous les sportifs qui se surpassent, donnent le maximum d’eux-mêmes, sans faire de zèle, humblement, et qui le font surtout pour les bonnes raisons.

URW : Quels sont les trails ou ultratrails qui te font rêver et auxquels tu aimerais participer ? Pourquoi ?
Il n’y en a pas vraiment bizarrement. Quand on rêve d’une chose, il faut se lancer ! J Donc si j’avais très envie de participer à une course en particulier, je me préparerais pour ou je l'aurais déjà faite. Au contraire, certaines courses comme l’UTMB, la CCC, le Grand Raid de la Réunion ou même les ultras en général me font peur, en raison de leurs difficultés et des différentes contraintes qu’elles imposent, mais je serais justement peut-être capable de me lancer pour dépasser ces peurs… Et me prouver quelque chose. Je pense que je me fixe des limites alors que le corps est capable d’encaisser beaucoup. Avec le temps et l’expérience, on repousse ces limites ! Et quand on voit les autres réussir et le faire, on se dit, pourquoi pas moi alors ?

URW : Ton passé sportif ?
Nos parents nous ont mis au sport jeunes, ma sœur, mon frère et moi. A 6 ans, j’étais licenciée dans un club de gymnastique, la Persévérante, et ce jusqu’à l’âge de 12 ans environ. On a commencé à courir vers l’âge de 10 ans et pendant quelques temps, on cumulait, ma sœur et moi, pratique de la gym et de l’athlétisme. Et puis finalement c’est l’athlétisme qui a pris le dessus et qui ne nous a pas lâchées depuis ! ;-)

URW : Ta rencontre avec Manu a-t-elle eu lieu en privé ou sur une course ?
Un verre à la main, en soirée sur une féria ! Loin des sentiers et des compétitions mais c’est ça aussi qui fait le charme de notre rencontre selon nous.

URW : Ta vie a pris un virage à 180° il y a quelques mois avec I-run. Pourquoi ? Que fais-tu ?
J’ai déménagé de Toulouse vers Uzès en septembre dernier, donc j’ai dû quitter la société qui m’embauchait depuis 7 ans pour trouver une activité permettant d’allier vie personnelle et vie professionnelle. J’ai eu la chance de trouver une super opportunité chez i-run qui me permette de tout concilier : travail, vie personnelle et passion ! Aujourd’hui, j’ai donc rejoint la société i-run pour occuper le poste de rédactrice en chef de u-run. Un travail passionnant qui mêle des activités variées autour du web, de la communication, du marketing, du journalisme, du community management, et tout cela dans un domaine qui est aussi ma passion, la course à pied. Etant présente sur le terrain, i-run m'a aussi confié le rôle de coordinatrice du team, une vingtaine d'athlètes au total.

URW : Un couple course à pied passion ou de raison ?
Passion ! On a exactement la même philosophie, la même approche de notre pratique et d’ailleurs aussi de la vie en général. Courir c’est génial, on en a besoin, ça nous épanouit, mais ça reste une passion et il y a pleins d’autres belles choses dans la vie. Les copains, le boulot, la famille, les enfants et d’autres activités sympas à pratiquer.

URW : Votre semaine type ?
Au niveau sportif, 5 entraînements par semaine pour moi (Manu en fait 6). Repos mercredi et samedi (journées des enfants, c’est sacré ! ;-)). Footing tranquille lundi et jeudi en général et séance VMA ou seuil les mardi et vendredi. Sorties longues le dimanche quand il n'y a pas de course (entre 2h30 et 3h30). On ne partage pas tous nos entraînements et on fait quelques séances chacun de notre côté mais dès que nos emplois du temps le permettent, on galope ensemble parce qu’on préfère. Au niveau perso, ciné, restau, sorties, on ne se retient jamais ! ;-)

URW : Ton plus beau souvenir en 2012 ?
Je garde beaucoup de belles choses en mémoire de cette année, que ça soit sur le plan sportif, professionnel, personnel ou même amical. Mais un fait marquant qui fera de 2012 une année particulière, c’est mon déménagement de Toulouse vers Uzès. Nouvelle ville, nouvelle région, nouveau job…Bref, nouvelle vie et gros virage !

URW : Ton plus mauvais souvenir ?
Fin septembre, ma chute en descente technique lors d’une compétition, manche du championnat de France de trail court : Courir pour des Pommes. Alors que j’étais en forme et plutôt bien placée à ce moment là, je glisse et me retourne la cheville. Impossible de me relever, je termine aux urgences de Saint Chamond et rentre plâtrée à la maison...

URW : Si tu pouvais changer quelque chose, cela serait quoi ? et pourquoi ?
Avoir des plus grandes jambes pour avancer plus vite ! ;-)




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